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VFR de nuit de Lyon à Valence

Samedi 22 novembre 2014, 18h00. Il fait presque nuit.

Nous avons rendez-vous avec un PA 28 Warrior III (F-GRLA) et son pilote, Philippe, pour un vol VFR de nuit, à l'aérodrome de LFLY Bron.

Nous arrivons au crépuscule, on devine une certaine activité dans la tour de contrôle ...

Nous demandons notre chemin au vigile du terminal de l'aviation d'affaires.

Nous devons rejoindre le hangar numéro 7, en face de Météo France.

Mais il faut d'abord rejoindre Philippe dans les locaux de l'aéro-club.

Après un passage dans ces locaux, les papiers sont prêts, on peut rejoindre le hangar.

Nous passons la grille pour découvrir les Cessna d'école bien éclairés, rangés et arrimés.

Il y a d'autres avions sur le parking d'aviation générale : Pipers mono et bimoteurs, équipés VFR ou IFR.

 

L'avion est déjà sorti du hangar et au parking, le précédent pilote l'a laissé en face du hangar.

Les METAR nous annoncent du vent du sud et une visibilité à 10 km.

Je suis la visite prévol : flammes et capuchons sont déjà enlevés, tour extérieur de l'avion, tout marche.

 

 

 

Un petit hélico, un R 44, nous passe devant en rase-mottes pour atterrir un hangar plus loin. Joli !

Nous faisons un petit tour dans le hangar 7, histoire de nous rincer l'oeil avec d'autres avions légers ...

Philippe téléphone pour déposer les deux plans de vol.

Puis nous montons tous les trois par la seule porte droite du Piper et attachons nos ceintures. Le démarrage est rapide, la batterie est limite à cause du glass-cockpit. D'ailleurs, dans le coffre se trouvent des câbles de démarrage au cas où, et on ne peut pas être plus de trois à cause de son poids ...

Le tableau de bord, en dehors de l'avionique en T poussée sur les côtés, est occupé par les écrans Avidyne (PFD et MFD) séparés par 2 Garmin GNS 430. Par contre, pas de PA, ce qui est surprenant pour un appareil agréé IFR !

On roule et on accède à la piste 16 par les voies T3-T2-T1 et A1.

 

 

On décolle et on a Lyon à nos pieds, merveilleusement illuminé. On repère le Rhône qui lui ne l'est pas, l'autoroute et les voitures avec leurs phares, et des éoliennes et leur lumière rouge clignotante. Philippe baisse la luminosité du PFD : le VFR, même de nuit, c'est dehors qu'il se passe !

L'avion a du mal à avancer, entre le vent du sud à 34 KT, les trois personnes et son moteur Lycoming de seulement 160 CV ! Nous atteignons enfin les 4000 ft de l'atitude de croisière, mais nous mettrons un peu plus de temps que prévu que le temps de vol estimé.

Nous rentrons dans une zone de turbulence. Le mont Pilat en face, au sud de Givors, et le vent du sud tentent de compromettre notre digestion, mais en fait, c'est plutôt drôle ! Par contre, l'appareil photo a du mal à rester stable, ce qui explique les photos un peu floues.

On évite la zone de la centrale nucléaire de Saint Alban.

Les lumières sont plus rares et il est difficile de repérer la piste de Valence. Les aérodromes ne sont pas ce qu'il y a de plus visible dans le coin !

L'aérodrome de LFLU Valence-Chabeuil est en vue (enfin, discrètement ...).

Il faut envoyer plusieurs impulsions sur le bouton de la radio suivant un code précis pour éclairer la piste. Il s'agit de l'activation de la télécommande radioélectrique de balisage (PCL) et c'est très astucieux !

Les paramètres moteurs sont bons.

Le PFD, même en luminosité abaissée, attire l'oeil.

On fait un passage de reconnaissance et un circuit main gauche avant d'atterrir sur la piste 19 de l'aérodrome.

On se gare à côté d'un Cessna 414 et un petit tour sur le parking nous fait découvrir d'autres avions intéressants, pour la plupart des Piper. Certains ont une immatriculation américaine !

Philippe téléphone pour clore le premier plan de vol.

 

Après cette petite pause, nous reprenons le vol par la 19, le vent étant toujours du sud. Après un virage sur l'aile en bout de piste, l'appareil vole plus vite : on a le vent dans le dos !

Un autre appareil, un certain Lima-Yankee, prend la même route que nous, mais en passant par Morestel, ce qui fait que même plus rapide (c'est un Robin), il arrivera après nous à Bron !

Nous évitons de nouveau la centrale de Saint Alban et quelques turbulences, moins fortes qu'à l'aller, trahissent de nouveau la présence du Mont Pilat. On est sur la bonne route ! On retrouve les repères de tout à l'heure : Rhône, éoliennes ...

 

Mais il faut attendre le dernier moment, la moving map ne précisant pas les noms ni les emplacements de villes, pour apercevoir la piste de Bron.

Circuit main gauche, Philippe fait sa finale au-dessus du plan (papi blanc éblouissant !)

Puis le coupe pour atterrir en douceur.

On rate la première sortie et on atteint celle de A4, ce qui nous permet d'en profiter un peu plus !

Une fois parkés et l'avion arrêté, nous le poussons pour les derniers mètres jusqu'au poste de carburant qui est à côté.

Pince de mise la masse sur le pot d'échappement, Philippe remplit les deux réservoirs d'aile.

Le premier réservoir est rempli, au tour du deuxième !

 

Les Cessna sont toujours là.

Un camion citerne passe devant le hangar tous feux allumés.

Même au sol, la nuit, c'est magique !

Puis nous poussons Lima Alpha en marche arrière jusqu'au hangar 7.

Nous passons à l'aeroclub pour remplir les derniers papiers et la soirée est terminée, avec de beaux rêves en perspective !

Encore une fois merci, Philippe ...

 

(C) Annick Peyremorte, tous droits réservés - all rights reserved
Dernière mise à jour- Last update : 21 Jul 2016